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MYANMAR - Mandalay Chants de bénédiction (extrait du livret) Le répertoire classique birman comporte plusieurs centaines de chants répertoriés dans deux recueils : le Maha gita et le Gita wi htou theni. Les musiciens puisent abondamment, et avec une grande liberté, dans ces inestimables sources pour, soit interpréter d’anciens chants, soit s’en inspirer pour décliner de nouvelles compositions basées sur la tradition. Ces chants sont généralement accompagnés, pour ce qui concerne la musique de chambre, de la célèbre harpe birmane saung gauk, mais également du xylophone pattala ou de la flûte pa-lwé, voire plus récemment par des instruments importés d’Occident, violon, piano électrique, … L’origine de la harpe en Asie remonterait au IIe siècle avant J.-C., lorsqu’elle apparut en Inde, importée probablement d’Egypte ou d’Assyrie. La harpe arquée se propagea dans toute l’Asie, jusqu’au Xe siècle peut-être, avant de disparaître définitivement des pratiques musicales, sauf au Myanmar où elle survécut avec bonheur jusqu’à nos jours. Cet instrument magnifique, aux sonorités très douces, est composé d’une caisse de résonance naviforme, elle-même surplombée d’un manche fortement arqué et ouvragé qui comprend treize cordes en soie. Très raffiné, il présente l’avantage d’être léger et donc facilement transportable. On retrouve des représentations de la harpe saung gauk entre autres sur les fresques de Pagan et celles d’Angkor au Cambodge (1). A l’origine, la harpe n’avait que sept cordes, mais au cours des siècles, et particulièrement depuis le XXe siècle, l’instrument connut une évolution qualitative : sa caisse de résonance se perfectionne et le nombre de cordes (16 cordes, dans le cas des instruments enregistrés) augmenta. Cet instrument soliste par excellence accompagne généralement le chant et, comme c’est le cas pour cet enregistrement, peut être lui-même accompagné par la rythmique de petites cymbales métalliques (hsi) et de cliquettes en bois (wa). ![]() Saung Mu Mu Thien et sa fille Saung Ma Cho Mu Winn jouent régulièrement lors de fêtes données à l’occasion d’une naissance, de fiançailles, de rites religieux ou de cérémonies funéraires. Leur répertoire, selon les circonstances, est tantôt personnel, tantôt composé de vieux chants datant des guerres coloniales ou de mélodies plus populaires. Les musiciennes se produisent à la demande, en général en duo, l’une jouant de la harpe et chantant, l’autre donnant la rythmique, les duos de harpes étant plus rares. De telles prestations, vu leur coût et à cause de la situation économique critique dans laquelle se trouve la grande majorité des Birmans aujourd’hui, restent toutefois réservées à une classe moyenne, citadine et privilégiée. |
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(1) Dans la même collection : Plôw Tcha Mélodies villageoises par la Communauté de Rohal et des environs des temples d’Ankor (Cambodge). Réf. Col.CD110. |
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1. ZayaTut: 8’50’’ 2. Swedaw Kyo: 5’47’’ 3. Wayzayanta: 4’59’’ 4. Aungzay Paingzay: 5’37’’ 5. Mandalay Taung: 5’47’’ 6. San Nwae U: 7’03’’ 7. Naan Bon Tiha Bwe: 6’24’’ |
Zayatut Chants de bénédiction DDD - Durée totale : 63'10'' Réf: Col. CD119 Interprétés par: Saung Mu Mu Thein & Ma Cho Mu Winn |
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| Conseillers : Nyein Win Tun Remerciements : Mon Mon Htet, Thet Lwin, Chtit Su Tjyi. Enregistrements (juillet 2003) notes et photos : Eddy Pennewaert Interprète : Nyein Win Tun Traduction anglaise (livret) : Liz Scrimgeour Studio : Bernadette Wilkin Editing : Véronique Bouillon Mastering : Alan Ward Electric City (Bruxelles) |
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