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AFRIQUE DU SUD - Cape Town Chants xhosa du township de Langa (extrait du livret) Les townships (lokishini) sont au coeur du débat démocratique en Afrique du Sud et, comme par le passé, c'est là que s'expriment, entre autres musicalement, toutes les aspirations à la justice, toutes les résistances, tous les espoirs. La «musique des townships», qui s'est répandue en tant que telle dans les années soixante-dix avec l'émergence de la Conscience noire, est rapidement devenue un moyen d'affirmation pour les classes défavorisées. Elle recouvre des genres musicaux et des formes urbaines d'expression culturelle aussi variés que, entre autres, les Cape Malay Choirs1, le marimba, le makwaya - la musique chorale africaine- ou encore, tout récemment, le kwaito. On ne compte plus les influences réciproques entre la musique du township et le monde extérieur, pour exemples les nouvelles formes de musiques urbaines déjà citées ou encore ces chants traditionnels indigènes, réarrangés pour une interprétation chorale en harmonie à plusieurs voix. |
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Le Langa Traditional Singers est un groupe informel composé de jeunes filles et de jeunes gens xhosa du township de Langa, dans la périphérie de Cape Town. Le plus souvent sans travail, ces jeunes ont choisi de s'engager dans l'action sociale en animant un programme de réinsertion (Ubomi Obutsha) d'enfants de la rue, abandonnés ou orphelins, à partir de l'art vocal traditionnel xhosa. Certains d'entre eux, comme Queen et China, font également partie de formations professionnelles, comme Heshoo Beshoo, et se produisent parfois lors de concerts publics ou de festivals. Mais, face à la profusion des musiques des townships et à leur commercialisation, mais aussi devant la percée des modes et une certaine uniformisation, ce groupe se caractérise par une forte résistance identitaire et, au sens large, par un «retour aux sources». Sa musique, qui s'apparente à la musique traditionnelle xhosa, affirme son origine villageoise, même si certains effets, comme leur professionnalisme, trahissent une influence urbaine certaine. Même si le répertoire, à des degrés divers, a été revu et réarrangé et que certains chants enfreignent ouvertement les interdits liés au sexe tous les chants du groupe sont chantés indistinctement par les filles et les garçons, contrairement à la coutume , et que le groupe crée aujourd'hui ses propres compositions, la marque de la tradition et de l'identité xhosa reste le ciment de cette production à contre-courant des modes et des marchés. |
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1 Dans la même collection : Kanala, Hollandse liedjies, Petites chansons hollandaises et autres chants métis du Cap, par le Cape Malay Group, Col.CD 105 (45'52''). |
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2. Dumbumayimayi 4'12'' 3 . Batshise imbawula 6'13'' 4. Toyi Toyi 5'18'' 5. Zungebele 3'02'' 6 . Sozendiye ema a lawini 4'09'' 7 . Ntombientle 3'56'' 8. Ndiyayoyika indlela yase monti 2'45'' 9. Yonke into siyicela kuwe Somandla 5'36'' 10. Kusasa ekuseni 2'19'' 11. Thula la thula sana 2'22'' 12. Andilalanga 2'56'' 13. Mgoma 2'06'' 14. Akunamvano apha emzin 6'39'' 15. Thina sizwe esimnyama sikhalela izwelethu I Africa 2'31'' 16. Loliwe sthanduasana 3'56'' |
Lokishini Chants xhosa du township de Langa (Cape Town) DDD - Durée totale : 59'36'' Réf: Col.CD 104 Langa Traditional Singers Lulamile Dyira (« China »), Nceba Gongxeka (Plages : 3,4,10,12,16), Sandra Gongxeka (11,13,14), Xolani Gongxeka (6,7,8), Phumla Lobi, Sobry Makhuphula, Queen Mhayi (1,2,5,11,15), Themba Pondo. |
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| Direction musicale : Lulamile Dyira Remerciements : Christian Syren (Making Music - A.S.) Enregistrements (1999), notes et photos: Eddy Pennewaert Assistante de production: Véronique Bouillon Traductions du Xhosa : Lulamile Dyira Traduction anglaise : Liz Scrimgeour Maquette: Jean Verscheure Editing : Stephan Dunkelman Mastering : Alan Ward -Electric City- (Bruxelles) |
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