| EQUATEUR - Cotacachi Mélodies et chansons métisses de la Sierra Norte (extrait du livret) Comparé aux pays andins voisins, l'Equateur présente un bilan économique et social nettement plus souriant, même si de choquantes disparités sociales subsistent et que, sporadiquement, les tensions communautaires secouent, parfois avec violence, la vie politique du pays. Comme ailleurs dans les pays andins, le monde rural en Equateur, indien et largement majoritaire, n'occupe toujours pas une place politique proportionnelle à son importance numérique. La lutte des classes pour plus de justice sociale prend ici aussi, comme en Bolivie et au Pérou, des allures de lutte identitaire opposant les Indiens, ruraux et pauvres, aux Blancs, citadins et généralement riches. Les Métis constituent quant à eux un groupe tampon intermédiaire, tantôt bercé - quand la situation économique le permet -, par les chimères d'une élévation sociale rapide, tantôt - en période de récession -, plus solidaire des classes défavorisées desquelles il reste socialement et culturellement plus proche. Le modèle néolibéral, dans son expression la plus radicale, encourage la privatisation et l'individualisme, ce qui ne peut se faire qu'aux dépens des collectivités et de la solidarité en général. Dans un pays où la majorité de la population éprouve des difficultés économiques, le rôle que joue la nouvelle et fragile classe moyenne est déterminant. Car au-delà de ces fractures caricaturales résultant en partie de l'héritage colonial, l'Equateur, comme tant d'autres pays d'Amérique latine, doit faire face aujourd'hui aux agressions d'une mondialisation débridée et utralibérale qui lui impose un développement consumériste sur le modèle nord-américain. Lequel «développement» dans les pays pauvres ne profite réellement qu'à une petite minorité de nantis, ne prospérant que du fait de ces inégalités sociales.
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Dans la même collection : Wayra - Musiques des Indiens yampara et charkas (Col.CD 109) illustre la résistance culturelle d'un groupe de jeunes métis - la Comunidad Pachamama - de la région de Sucre, au Chuquisaca, en Bolivie. |
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Le disque Mink'a - Chants de la terre et de la jeunesse (Col.CD 114) par le Takiy Huayna, illustre l'expression identitaire indienne dans la région de Cuzco, au Pérou. |
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1. Chinchinal 2'47''' 2. Longuita 2'34'' 3. Cotacacheñita 4'00'' 4. Jumbo 2'04'' 5. Albazo 2'54'' 6. Taita amito de mi vida 3'34'' 7. Canchano vago 1'57'' 8. Aires de mi tierra 2'54'' 9. San Juan de los toros 2'53'' 10. Runaucho 1'57'' 11. La bocina 3'41'' 12. Toro barroso 2'17'' 13. Rondador 2'40'' 14. Lejos de mi madre 3'04'' 15. Rosario de besos 3'00'' 16. Chimbalito 3'17'' 17. Vasija de barro 7'40'' |
La jora 1 Mélodies et chansons métisses de la Sierra Norte DDD - Durée totale : 54'15'' Réf: Col.CD 115 Interprétées par le Grupo Cantavicos Patricio Álvarez (rondador, quena, sikuris), Sergio Álvarez (guitare, tambourin), Osvaldo Gómez (bombo, chant : 3, 6), Freddy Manosalvas (guitare, chant : 8, 13, 17), Ramiro Muñoz (bandolin, charango), Whitman Muñoz (guitare) & Marco Saltos (quena, sikuris) |
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| Conseiller : Miguel Gaibor Mora (CAAP) Remerciements : Mariana Arana Haro (El Ejido), Paco Rhon et le Centro Andino de Action Popular (CAAP) Enregistrements (juillet 2002), editing, notes et photos : Eddy Pennewaert Interprète : Miguel Gaibor Mora Traduction anglaise : Liz Scrimgeour Studio : Bernadette Wilkin Mastering : Alan Ward Electric City (Bruxelles) |
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1 La bière traditionnelle, appelée «chicha», s'obtient par la fermentation du maïs. Lorsque le maïs fermenté germe, on obtient alors la «jora», ou la «chicha de jora». |
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