|
|
ÉGYPTE - Désert occidental Musiques bédouines de l'oasis de Bahariya (extrait du livret) La population égyptienne est concentrée dans le delta et la vallée du Nil et leurs villes. Moins d’un dixième du territoire égyptien, qui compte environ un million de kilomètres carrés, est peuplé. Le reste de l’Egypte n’est qu’un immense désert inhabité, à l’exception de quelques oasis. Parmi celles-ci, l’oasis du Fayoum tient la vedette grâce aux prestigieux portraits de l’époque des Ptolémée qui y furent découverts en nombre. Plus à l’ouest et moins accessibles, un chapelet d’oasis encore méconnues décrit une courbe du nord au sud, s’enfonçant dans le désert Occidental, aussi appelé désert de Libye. Elles portent les noms de Bahariya, Farafra, Dakhla et Kharga (le titre de cet album, El waaha, signifie l'oasis). Traditionnellement et depuis l’Antiquité, l’économie des oasis du désert Occidental repose essentiellement sur la culture du palmier dattier. Véritable arbre nourricier, le palmier dattier (Phoenix dactylifera) y règne en maître absolu. Poumon économique de la région, il y rythme la vie et modèle le paysage. Depuis la récente ouverture de la route des oasis aux étrangers, ces magnifiques palmeraies verdoyantes qui se fondent au milieu d’immenses étendues désertiques n’ont pas manqué de susciter l’intérêt du secteur touristique. Par ailleurs, des découvertes archéologiques rappellent aussi que l’histoire des oasis est étroitement liée à celle de l’Egypte ancienne de la vallée du Nil, et encouragent un redéploiement économique, à l’instar du modèle qui s’est développé le long du grand fleuve. Enfin, les splendeurs naturelles du désert, comme le « désert noir » ou encore cet incroyable « désert blanc », avec ses amoncellements de concrétions calcaires gigantesques ressemblant à une mer d’icebergs, constituent également un atout majeur pour un développement touristique de la région. Si l’ampleur des flux de visiteurs restera probablement à jamais marginale en comparaison de l’affluence que connaît la vallée du Nil, une acculturation rapide est toutefois à craindre, des résistances aussi. Mais, paradoxalement, le développement de ces fragiles microcosmes peut aussi encourager et dynamiser la sauvegarde des patrimoines naturels et culturels. |
||||||||||||||||||||
|
1. Instrumental (orma): 8’59’’ 2. Instrumental (magruna): 4’13’’ 3. Mawwâl (simsimiyya): 14’13’’ 4. Instrumental (arghûl baladi): 13’41’’ 5. Alam (simsimiyya): 9’11’’ 6. Instrumental (arghûl baladi): 10’21’’ 7. Instrumental (satawiyya): 4’48’’ |
El waaha Musiques bédouines de l’oasis de Bahariya (Egypte) DDD - Durée totale : 65'52'' Réf: Col.CD120 Western Desert Group ![]() Magdi Ghabril (flûtes et chants), El Tayieb Abdel Rasool (tambours), Mahmud Khalifa (simsimiyya 1 et chants) et Ramadan Saaber Mahdi (chants). Conseiller : Saleh Ahmed Abdallah |
||||||||||||||||||||
| Enregistrements (juillet 2003), notes et photos:
Interprète : Saleh Ahmed Adballah Traduction anglaise : Studio : Bernadette Wilkin Editing : Remerciements : Malek Makki, Georges Moraux, le personnel de l’hôtel Old Oasis à Bawati. |
|||||||||||||||||||||
|
1 Plus au sud, au-delà de l’Egypte et de la Nubie, apparaît une variante rectangulaire de la lyre simsimiyya, appelée basenkob. Elle est jouée par les Béja de l’Hamashkoreib, au Soudan. A découvrir, dans la même collection : Basbar Chants de lutte et autres chansons du peuple béja, par Arka Mohammad Sabir & Sidi Doshka. Colophon Records, Col.CD112. |
|||||||||||||||||||||
|
Avec le soutien de : |
|
||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||